L'interview Envie d'entreprendre par Olivier Marone, créateur et responsable du site
Présentez vous ainsi que votre entreprise.
Bonjour, mon nom est Gilles, je suis co-fondateur d’Abbie & Rose, jeune label belgo-français de prêt-à-porter pour hommes né à Bruxelles. Ingénieur de formation, j’ai bossé pendant 8 ans dans la finance avant de décider qu’il était temps de m’amuser un peu !
Le point de départ d'Abbie & Rose.
Bien décidé à quitter la finance, mais pas prêt à prendre des risques inutiles, j’ai décidé de prendre 6 mois sabbatiques pour trouver ‘le’ projet passionnant qui allait me permettre de changer d’horizons…
J’ai profité de ces 6 mois pour contacter des entrepreneurs croisés précédemment dans ma carrière. C’est comme ça que j’ai recontacté Eric, passionné par le textile depuis 40 ans, il m’a ensuite présenté Jacques, tombé dans le secteur il y a 35 ans : Abbie & Rose était né ! Enfin presque…
La création de votre société fut-elle plus dure que prévu ?
Partant avec le handicap d’une connaissance limitée de mon secteur, j’ai fait le choix de trouver des associés nettement plus expérimentés que moi – mais non actifs dans la gestion journalière. Leur expérience me permet d’éviter de nombreux pièges tant dans le secteur que dans la gestion de l’entreprise. L’association était un très bon choix !
A refaire, concernant votre entreprise, vous referiez quoi ?
Tout ! Avec quelques améliorations sans doute, mais tout ! La création d’Abbie & Rose a été le meilleur choix que j’ai fait jusqu’ici dans ma carrière… mais nous ne sommes encore qu’au début : il y a encore beaucoup de challenges qui nous attendent.
Pour vous, un client Abbie & Rose est un client…
…un client heureux ! Je sais, c’est un peu bateau comme réponse, mais beaucoup d’entreprises on tendance à oublier que s’il n’y a plus de client… ben, il n’y a plus de business ! Je passe beaucoup de temps à essayer de toujours améliorer le service client.
Votre meilleur souvenir d'entrepreneur.
Le jour où tout s’est décidé : j’ai présenté un business plan à mes associés pour les convaincre qu’une association pour créer Abbie & Rose était un bon investissement tant pour eux que pour moi. Après 3 heures de discussion ils se sont levés en disant : ‘Merci Gilles, c’est super, allons-y !’. A partir de ce moment là, ma vie a changé, j’étais devenu, d’un instant à l’autre co-fondateur d’une entreprise, mais tout restait encore à faire !
Depuis, je ne compte pas le nombre de bons souvenirs : première collection, premières ventes, ouverture du site, premiers échos presse, et j’en passe. Topissime !
"LE" conseil à donner à un futur entrepreneur.
‘Enjoy’ ! Si c’est pour ne pas avoir de plaisir, autant s’emm… en bossant pour un autre ! Plus sérieusement, essayer de toujours bien garder en tête là où on veut aller, une fois pris dans la gestion journalière, on a parfois tendance à perdre ça de vue.
L'entreprise existante que vous auriez aimé créer ?
Innocent Drinks, producteur britannique de jus de fruit frais pressés : leur produit, sans être ‘nouveau’ (non, ils n’ont pas inventé le jus de fruit…), est innovant et sain. Il est marketé avec une communication simple et décalée (‘sans prise de tête’), et le tout avec un impact social et environnemental positif.
L'entreprise de vos rêves ferait quoi ?
Elle me permettrait de me concentrer sur de nouvelles idées, nouvelles stratégies et aurait plusieurs activités. Mon pire ennemi est la répétition, je suis paresseux dans la répétition. Très paresseux, en fait. Mais j’me soigne.
"L'idée" entrepreneuriale du siècle ?
Waouw ! Disons celle du siècle à venir : la téléportation ! ;o)
Un modèle d'entrepreneur ?
Non, pas vraiment. Je peux citer 10 ou 20 noms d’entrepreneurs qui m’ont influencés sans pour autant que je les considère comme des modèles… Pour moi, un bon entrepreneur est quelqu’un qui a une passion, une vision et des valeurs (et qui en fait quelque chose !).
Microsoft, Apple ou Google ?
Google, sans hésiter. Ils ont encouragé la créativité et l’innovation de leurs employés bien au-delà de leurs métiers d’origine… Aujourd’hui, c’est un conglomérat présent dans un nombre incalculable de secteurs, bien au-delà du web, le tout avec une politique établie de développement durable…
Un petit portefeuille boursier ?
Je l’avais oublié. Suite à votre question, je suis retourné le voir. Je n’aurais pas du. Sérieusement.
"L'envie d'entreprendre", de tout jeune ?
Non, pas vraiment. La passion m’est venue quand, en tant que banquier, j’ai accompagné de nombreux entrepreneurs dans la gestion de leur entreprise, soit plus tard dans ma carrière, dans la cession de celle-ci.
Le mot de la fin.
Merci pour cette interview !
EE – Juin 2012
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